Le droit international doit prendre en compte les réfugié·e·s climatiques

6 juillet 2021

Dans un entretien publié par National Geographic, le chercheur François Gemenne alerte sur le sort réservé aux réfugié·e·s climatiques en matière de droit international.

Extrait

« On peut estimer que le changement climatique va provoquer une hausse des migrations. La Banque mondiale prévoit 143 millions de déplacés supplémentaires d’ici à 2050, si les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat ne sont pas respectés. Ces déplacés seront principalement originaires de l’Asie du Sud-Est, de la bande sahélienne et de certains États insulaires. Parmi eux, nous ne savons pas bien combien franchiront une frontière. Mais il y en aura. Quelles réponses sont prévues ? Ces réfugié·e·s peuvent-ils prétendre à l’asile ? Aujourd’hui, une demande d’asile déposée pour des raisons climatiques serait rejetée. Celui-ci est réservé aux « personnes craignant avec raison d'être persécutées du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social ou de leurs opinions politiques […] et qui ne peuvent […] se réclamer de la protection de leur pays » (Convention de Genève, 1951). Mais plusieurs négociations internationales tentent d’améliorer la réponse apportée à ces migrations. »

DAMIEN CAREME

Député Européen Verts / ALE**,
Président de l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants.

Biographie
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