Il est grand temps de passer d’une societe orientee vers les choses a une societe orientee vers les etres.

- Martin Luther King

Il est grand temps de passer d’une societe orientee vers les choses a une societe orientee vers les etres.

- Martin Luther King

Chères toutes, chers tous,


Continuer d’avancer ensemble : voilà ce qui, au cœur de la période que nous traversons, est précieux. Je ressens les difficultés, les vertiges que chacune, chacun vit : cette situation liée à l’épidémie de Covid-19 est extrême, elle nous pousse dans nos retranchements. Elle touche chacune et chacun d’entre nous, mais pas de la même manière, pas toujours avec la même violence. Elle nous demande de faire preuve de sagesse, elle nous oblige à déployer notre solidarité la plus intense, toute la puissance de notre Humanité.

Notre Humanité. Notre conscience collective.

Depuis le mois de mai 2019, vous le savez, je suis député européen. Ce mandat m’offre une nouvelle capacité d’action politique : au sein du Parlement européen, je poursuis à une autre échelle les actions engagées lors de mes mandats successifs comme Maire de Grande-Synthe. Les responsabilités que j’ai endossées m’offrent désormais la possibilité de mobiliser mon expérience locale pour agir.

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C’est vous qui permettez cela. J’en prends la mesure, je vous remercie. Ce que j’ai vécu dans le Dunkerquois et particulièrement à Grande-Synthe, également au niveau national, me sert dans les argumentaires que je dois déployer pour défendre les orientations politiques auxquelles je crois profondément.

Un fait, acté : l’expérience de terrain permet d’anticiper des conséquences que, depuis les bureaux de Bruxelles, là où sont rédigées les lois et les textes législatifs, personne ne voit. En temps ordinaire, je prends soin de me déplacer partout en France, chaque semaine, pour me confronter à la réalité du quotidien et rencontrer des personnes, apprendre. Le confinement que nous vivons stoppe tous les déplacements : alors que nous devons toutes et tous nous adapter et trouver d’autres manières de nous organiser, je veux nourrir le lien avec vous d’une autre manière, par ce site. Et je continuerai à le faire, même quand cette crise sera derrière nous. Car c’est ainsi que je conçois mon mandat : avec vous, pour vous.

Les jours que nous vivons télescopent tout. Pourtant, ils posent la première pierre d’une nouvelle ère. La solidarité. Le soin. Le courage.

Ils doivent être l’occasion de tout repenser : notre système économique, notre rapport à la Nature, notre façon de vivre ensemble. Notre avenir commun.

Une étude* parue cet hiver montre que 68% des Français considèrent que la protection de l’environnement est un enjeu qui peut nous réunir, toutes et tous, par-delà nos divisions… Voilà. C’est ça. La politique, c’est unir l’Humain. C’est créer. C’est protéger, c’est accueillir aussi. C’est se battre pour la valeur de chacune et chacun, c’est lutter pour le bien commun. C’est honorer le Vivant.

Dans la douleur, l’actualité éclaire l’essentiel : le coeur. Avec force et conviction, je prends ma part dans les combats à mener et le monde à construire, ensemble.

Prenez soin de vous et des vôtres.


*Étude Kantar, pour Destin Commun, février 2020

DAMIEN CAREME

Député Européen Verts / ALE**,
Président de l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants.

Biographie

ACTION !

REFORMONS
LE SYSTEME DE DUBLIN !

Pour un système d’asile plus humain et plus solidaire, nous proposons, avec les écologistes au Parlement européen, de réformer Dublin. Dublin ? C’est un règlement qui date de 2013 et qui fixe la règle suivante : une personne qui demande l’asile doit déposer sa demande dans l’Etat membre de l’Europe où il est entré en premier. Le plus souvent, évidemment, il s’agit donc de pays frontaliers comme l’Italie ou la Grèce, ou encore l’Espagne. Si cette personne essaie de déposer sa demande dans un autre pays européen, il est reconduit dans le premier pays d’arrivée. C’est injuste. C’est inhumain. C’est inefficace. Les pays les plus concernés par les arrivées des chercheurs de refuge – la Grèce ou l’Italie par exemple, supportent de fait l’entière responsabilité de l’accueil et des procédures d’asile. Ils doivent traiter beaucoup plus de demandes que les autres Etats membres : cela explique pourquoi certains, comme l’Italie ou la Grèce toujours, en réaction au manque de solidarité européenne, ferment parfois leurs portes. Dublin est le système qui a entraîné une crise de l’accueil en Europe. La règle imposée est arbitraire, violente, inhumaine.
La solution ? Réformer Dublin. L’idée, c’est de proposer un système alternatif. Un système qui modifie Dublin pour mettre en place un régime d’asile plus humain, plus solidaire, plus efficace aussi.
Je vous explique tout, le problème et la solution, ici, dans la video. D’abord, en images. Ensuite, et sans détour, en quelques mots.
N’hésitez pas : cliquez, partagez.
Vous trouverez aussi tous les documents qui détaillent le plan que notre groupe des Verts / ALE vient de publier. Pour un système d’asile efficace et solidaire en Europe !

Motion Design réalisé par Joël Christophe

LIRE LE DOCUMENT PUBLIE PAR NOTRE GROUPE DES VERTS / ALE POUR UN SYSTEME D’ASILE EFFICACE ET SOLIDAIRE EN EUROPE
LIRE L'ANNEXE
LIRE LE RESUME

CHOISIR LA RESILIENCE.
MAINTENANT.


Notre groupe des Verts / ALE au Parlement Européen réagit et publie son plan pour la résilience, le durable, le mieux vivre ensemble en Europe et dans le monde. Un objectif : en finir, maintenant et pour de bon, avec le cercle vicieux et nauséabond des crises qui s’auto-alimentent.

C’est clair. C’est vital. C’est non négociable et surtout c’est tout de suite.
Solidarité, coopération, vivre ensemble. Vivre !
La meilleure façon, l’unique façon d’ailleurs de débuter notre convalescence collective est de construire, ensemble, une vie résiliente.
Une vie plus douce. Un vie qui a du sens. Une vie digne.
Pas question de retourner dans le monde que nous avons laissé.

Il n’y a pas qu’une crise, il y a des crises. En sortir ?  Oui, évidemment, mais à la condition d’avoir intégré les causes et décidé de laisser toute la place à un nouveau terreau, seul capable de nous laisser planter de nouvelles racines. Saines, justes, solides, durables, vertueuses.

 RESILIENCE
+
DURABILITE
+
JUSTICE SOCIALE
+
SOLIDARITE EUROPEENNE

Ce sont les quatre piliers du plan que nous proposons. Ce sont les axes non négociables de la vie quotidienne profondément transformée dans laquelle nous voulons atterrir. Puisque la pandémie nous plonge dans un cataclysme, profitons-en pour muter. Permettons à notre Europe de privilégier le soin, permettons lui d’être prête à faire face à toutes les éventualités. Choisissons de placer le Vivant au cœur de tous les fonctionnements, y compris économiques

« Ce n’est pas le moment de récompenser les grandes entreprises et leurs actionnaires de perpétuer les pratiques néfastes du passé. Au contraire, ceux qui reçoivent un soutien financier public doivent s’engager à aligner leurs activités économiques sur un objectif :  limiter le réchauffement climatique à moins de 1,5°C. »
Pas de tergiversation : les salaires des dirigeants doivent être plafonnés, les dividendes, les primes ou le rachat d’actions bloqués durant au moins les deux prochaines années, les renflouements publics exclus pour les entreprises qui pratiquent le dumping fiscal ou qui ont des filiales dans des paradis fiscaux. « Pour un nouvel avenir résilient, nous avons besoin d'une économie au service de tous et en harmonie avec notre planète. Le Green Deal doit être au cœur de notre stratégie de relance, pour créer des emplois de qualité et pour que notre économie soit au service d'une société plus juste et plus durable. Ce serait un tragique échec de leadership et de vision que de manquer l'occasion d'agir de manière décisive et collective pour construire l'UE démocratique plus verte, plus résistante, plus juste, plus égalitaire, plus stable et plus inclusive dont nous avons besoin. Nous appelons à un plan d'investissement durable massif en mobilisant 5 000 milliards d'euros au cours des 12 prochaines années. Nous préconisons des changements fondamentaux sur le marché du travail (…) Un "Care Deal" pour l'Europe peut nous permettre de recentrer notre énergie sur les services de soins, les services sociaux et l'éducation, la révision de nos règles d'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, notre offre de logements et la protection des plus vulnérables, quels qu'ils soient. »

Nous avons mutilé la Nature. Nous avons piétiné la biodiversité, nous avons joué avec le feu… jusqu’au brûler. C’est cela qui a permis l’arrivée dévastatrice du virus zoonotique qui nous ravage. C’est la combinaison des crises écologiques et climatiques qui a mené à la crise sanitaire. Nous devons l’entendre, nous devons réagir. Le plan proposé par notre groupe engage un nouveau savoir vivre. Un savoir vivre ensemble, dans le respect d’une nature abondante et préservée. 

En plus de s’engager vers la neutralité climatique, notre Europe doit rendre prioritaires la restauration de la biodiversité mondiale et la lutte contre la pollution. Notre plan propose de revoir « notre façon de produire et consommer les aliments, construire et rénover les bâtiments, alimenter en énergie nos maisons, voyager, transporter les marchandises… Pour notre survie collective et celle de notre planète, ces changements ne sont plus des luxes, mais des nécessités. »

Enfin.
Surtout.
Notre Europe doit protéger les droits humains.
C’est une priorité absolue.
Notre Europe, tout de suite, doit s’opposer « aux mesures musclées visant à restreindre les libertés civiles et à la vague autocratique mondiale. »

La solution, pour vivre dignement, c’est l’écologie. Partout, pour tout, tout le temps. C’est possible. Nous pouvons y arriver.

Ensemble.

*Les extraits cités dans cet article sont issus de l’avant-propos accompagnant le plan.
 Le plan est consultable ici 
 L'annexe ici
 Le résumé ici.

Mai 2020

NOUS SOMMES
HUMAINS


« Le racisme a commencé à partir du moment où est née la colonisation car il fallait légitimer cette entreprise. (…) Il fallait montrer que le Nègre n’était pas un homme mais un être inférieur. Il fallait montrer que le Nègre fut une bête pour pouvoir le traiter en bête. »

Dimanche 10 mai a eu lieu la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage. Ces phrases, prononcées par Aimé Césaire sont puissantes. Je veux les partager avec vous, et ajouter ce texte, issu du Discours sur le Colonialisme du poète et homme politique, texte publié pour la première fois en 1950. Ces mots résonnent au moment où les violations des droits humains se multiplient, au moment où les plus vulnérables subissent toutes les peines. 

 « Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet-Nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et « interrogés », de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent.

Et alors, un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets. On s’étonne, on s’indigne. On dit : « Comme c’est curieux ! Mais, bah ! C’est le nazisme, ça passera ! » Et on attend, et on espère ; et on se tait à soi-même la vérité, que c’est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c’est du nazisme, oui, mais qu’avant d’en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l’a supporté avant de le subir, on l’a absous, on a fermé l’œil là-dessus, on l’a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s’était appliqué qu’à des peuples non européens ; que ce nazisme-là, on l’a cultivé, on en est responsable, et qu’il sourd, qu’il perce, qu’il goutte, avant de l’engloutir dans ses eaux rougies, de toutes les fissures de la civilisation occidentale et chrétienne. »

On ne peut pas vivre ensemble, bien vivre ensemble, si nous sommes hors sols, déracinés, inconscients des réalités quotidiennes, de terrain.
Nous avons besoin d’humanisme et de soin. Ces notions ne sont pas vaines, elles ne sont pas non plus des monopoles. Elles sont nous.
Nous sommes humains.
Arrêtons avec les discours. 
Faisons.

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à chaud


L’INACTION COUTE BIEN PLUS CHER QUE L’ACTION

Mercredi 27 mai, la Commission européenne a présenté son plan de relance pour répondre à la crise provoquée par la pandémie du coronavirus. 750 milliards d’euros dont 500 milliards sous forme de subventions et 250 milliards sous forme de prêts… Pour une durée limitée, le principe de la mutualisation des dettes à venir est donc entériné : les Etats les plus durement touchés par la crise seront épaulés par l’emprûnt commun créé. C’est bien le minimum : la solidarité européenne est indispensable face à cette crise sans précédent, et la mutualisation des aides (ainsi que le respect du Parlement !) sont donc bienvenus. C’est une avancée majeure et j’aurais même pu la qualifier d’historique si elle avait été plus ambitieuse. 

… Si nous avions des garanties concrètes d’avancer sur le chemin d’une véritable transformation de nos économies, de la transformation écologique. 

… Si nous étions certain.es de ne pas reproduire les erreurs du passé.

… Si nous étions sûr.es d’échapper à la fuite en avant.

Le plan présenté est largement sous-dimensionné et sous-conditionné : il ne réglera pas les difficultés sociales qui étouffent tant de nos concitoyen.nes. Il ne suffira pas non plus pour respecter l’Accord de Paris, ni pour lutter contre la sixième extinction des espèces. Nous devons absolument être plus ambitieux, nous devons avoir le courage d’emprunter un autre chemin, maintenant : c'est l'inaction qui nous condamne, c'est l'inaction qui coûte infiniment plus cher que l'action.

Je l’ai dit en plénière, à Bruxelles, à madame la Présidente Ursula von der Leyen

IL FAUT FERMER LES CRA !

Visite à Oissel


Le 22 mai, j’étais au CRA de Oissel. CRA ? Centre de Rétention Administrative. Des associations locales m’ont interpelé et demandé de venir, afin de pousser les portes et constater ce qu’il s'y passe. En tant que parlementaire, j’y suis autorisé. Ce que j’ai constaté : un fonctionnement très dur, une privation totale de liberté. Les personnes retenues – 16, le jour de ma visite – affirment toutes que les conditions sont « pires que la prison ». Je dénonce l’absurdité de l’existence même de ces lieux dans lesquels des gens sont enfermés en attente de leur hypothétique renvoi. Comme beaucoup d’associations, je demande la fermeture des CRA, encore plus en ces temps de crise sanitaire. Ils sont inutiles, bafouent les droits humains et, de surcroît, mobilisent un grand nombre de fonctionnaires. Ce qu’on inflige aux chercheurs de refuge est une honte totale. Il faut résoudre la crise de l’accueil en Europe, en France. Nous devons renouer avec notre humanité.

LIRE : Les sans-papiers du centre de rétention de Oissel « survivent » durant la crise du Covid-19

VOIR : Le reportage de France 3 Normandie du 22 mai à 14min 35s

PAS 1 EURO POUR LES EVADES FISCAUX !

Dès maintenant, exigeons qu’aucun euro des aides d’Etats - accordées aux entreprises pour les aider à faire face à la crise provoquée par la pandémie, ne bénéficie aux évadés fiscaux. Tout faire pour sauver des emplois, c’est normal, mais NON, le chèque ne doit pas être en blanc. Je demande au gouvernement français de conditionner ces aides à l’exigence de transparence fiscale : les entreprises bénéficiaires doivent rendre leurs pratiques fiscales transparentes. Entre autres, elles doivent publier leurs bénéfices et les impôts payés dans chacun des pays où elles sont implantées. Elles ne doivent pas non plus verser de dividende ni racheter leurs propres actions durant au moins deux ans. Je demande que cet argent solidaire n’atterrisse pas dans les mains d’entreprises qui s’échappent et qui échappent à l’impôt. Chaque année, 40% des bénéfices des multinationales sont déclarés dans des paradis fiscaux : des sommes délirantes disparaissent ainsi des caisses de l’Etat. Dès aujourd’hui… finissons en avec le dumping fiscal et récupérons cet argent pour nos hôpitaux, nos écoles, pour la mutation vertueuse que nous devons opérer. Les aides d’Etats doivent servir le changement que nous appelons. Pas un seul euro pour les évadés fiscaux !

Signer la petition

VENDREDI, EN COMMISSION ITRE, J’AI INTERPELLE LE VICE-PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPEENNE A CE SUJET. CI-DESSOUS, LA VIDEO.

UN VOTE MAJEUR

15 mai 2020. Ca y est ! La résolution sur le Plan de relance et surtout de reconstruction est votée à une large majorité ! C’est une décision majeure, une véritable victoire pour notre groupe des Verts au Parlement européen. 
OUI,le Parlement doit avoir son mot à dire quant à l’utilisation de l’argent de l’Europe, des citoyen.nes. 
NON, la solidarite entre Etats n’est pas négociable pour faire face ensemble aux conséquences de la crise.
OUI, les conditions éthiques et vertes sont indispensables à la reconstruction à venir.
La résolution a été adoptée à une écrasante majorité : 505 voix sur 693 se sont exprimées pour une conditionnalité éthique et environnementale des aides et pour une solidarité européenne. 505 voix se sont élevées pour affirmer le respect de la démocratie européenne. Le message est puissant… Cette résolution votée aussi fort, aussi clairement, montre que le Parlement veut peser pleinement sur le Plan actuellement en cours de négociation : les chefs d’Etat ne peuvent désormais l’ignorer. A leur tour de se mettre d’accord sur cette ambition commune !

Lire le communiqué

LE PARLEMENT DOIT ENQUETER !

8 MAI 2020 : Après un méticuleux travail d’investigation, un collectif de journalistes publie de nouvelles preuves qui tendent à démontrer que des gardes-frontières grecs ont ouvert le feu à balles réelles, début mars, sur des innocents à la frontière turque. Le gouvernement grec avait rejeté ces accusations. Tout de suite, je demande que le Parlement européen crée une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur ces graves accusations. Nous alertons depuis des semaines : dans un courrier daté du 25 mars et co-signé par 114 eurodéputés, nous avons déjà demandé à la Commission d’enquêter sur ces allégations de violences aux frontières de l’UE. Ça suffit. Le recours à la violence contre des personnes qui veulent demander l’asile est illégal. C’est contraire aux Traités, à la Convention de Genève, à nos valeurs surtout. Les responsabilités des autorités grecques, de la Commission et de Frontex doit être clarifiée.

Lire la lettre du 25 mars (en Anglais)
Lire le communiqué de presse du 8 mai

La transparence ! C’est non négociable.

Lettre au Président de la Banque européenne d’investissement

Après la publication par le journal le Luxembourg Times d’un article concluant à des manquements dans l’application des normes de lutte contre le blanchiment de capitaux, notre groupe des Verts / Ale au Parlement européen a écrit mercredi 6 mai au Président de la BEI (la Banque européenne d’investissement). Objectif ? Tout faire pour que l’argent européen ne finisse pas dans de mauvaises mains. Concrètement : nous demandons un relevé extrêmement précis des lacunes observées et le détail des mesures prises pour y remédier. Nous nous rappelons également au bon souvenir de la BEI : notre groupe considère prioritaire l’application des « normes les plus strictes en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux afin de garantir que l’argent de l’UE ne soit pas utilisé abusivement par les criminels. » Pour faire valoir ce que de droit…

LIRE L'ARTICLE EN ANGLAIS

L’EUROPE A RÉINVENTER

Cette citation, issue de l’ouvrage de l’économiste Eloi Laurent, Sortir de la Croissance, mode d’emploi  (éd. Les Liens qui Libèrent, octobre 2019), me semble résonner plus fort que jamais, alors je la partage avec vous : « Sortir de la croissance, c’est-à-dire de la culture étouffante et stérile de la discipline du PIB, est devenu une nécessité vitale pour l’Europe. L’idéal européen en a besoin, les citoyens européens aussi… L’Europe doit impérativement se réinventer si elle veut survivre. » Réfléchissons…

"PANSER" L’APRES CORONAVIRUS

1. Une étude édifiante

Le dernier baromètre Viavoice pour Libération (« Coronavirus : quel monde d’après ? », 31/03/20) annonce que 61% des Français.es, pour l’avenir, appellent de leurs vœux un monde qui « privilégie le soin sous toutes ses formes et l’attention accordée aux autres », et 53% « la protection de l’environnement et la lutte contre le dérèglement climatique ». Apparaissent prioritaires ? La sanctuarisation des biens communs (hôpitaux publics (91%), accès à l’eau et à un air de qualité (88%)…) et, côté économique, les relocalisations en Europe d’un maximum de filières de production jusqu’ici délocalisées en Asie (84%), la reprise de la construction européenne (70%), la réduction de l’influence de la finance (70%)…

DÉCOUVRIR LES CHIFFRES

2. Un baromètre qui confirme

« Coronavirus : comment l’épidémie change le comportement des Français ». Le 24 avril, la première vague du « Baromètre COVID-19 » proposé par l’association Datacovid et réalisé par Ipsos délivre ses enseignements. La préoccupation première des Français.e.s est désormais… le soin. Le soin de soi, le soin apporté au vivre-ensemble, le soin de la planète. Ainsi, 76% considèrent l’épidémie que nous traversons comme leur principale préoccupation, 42% priorisent le système de santé et 33% le changement climatique. Les enjeux écologiques et sanitaires balayent tout.

BLACKROCK, LE SCANDALE

J’ai pris l’initiative avec des collègues verts, d’écrire à la présidente de la Commission Européenne, Ursula Von der Leyen. J’ai aussi engagé une plainte auprès de la Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, en charge de veiller au bon fonctionnement et à la transparence des institutions européennes. Vendredi 17 avril, j’ai fait cela pour alerter, dénoncer, tout faire pour tenter d’annuler le contrat de la honte, celui dont vous avez sûrement entendu parler : l’attribution au gestionnaire d’investissements américain Blackrock, d’une mission de réalisation d’une étude portant sur l’intégration des facteurs environnementaux dans les habitudes bancaires européennes. Stop. Les conflits d’intérêts en jeu sont gigantesques et insupportables. J’ai demandé une enquête sur le processus d’attribution et une annulation du contrat confié. La réponse de la Commission peut arriver dans les jours qui viennent, celle de la médiatrice risque d’être un peu plus tardive.

LIRE LA LETTRE ADRESSEE A LA COMMISSION EUROPEENNE

UN ARTICLE QUI REVEILLE

«Blackrock, l’encombrante conseillère de la Commission Européenne»
Dans son édition du samedi 18 avril, le quotidien Le Monde publie un sujet dans lequel il pointe l’évidence du conflit d’intérêts soulevé par le contrat conclu par la Commission avec la firme Blackrock. L’article relaie notamment les questions qui se posent, que je pose, et la saisie immédiate par notre groupe des Verts au Parlement européen de la médiatrice de l’Union…

L’ENJEU #CORONABONDS

L’Europe est belle quand elle est pleinement solidaire !

Jeudi 16 avril, en plénière, le Parlement a rejeté l’amendement mis sur la table par le groupe des Verts / Ale en faveur des coronabonds. La délégation En Marche, notamment, à l’exception de Pascal Durand, s’est royalement abstenue… signe que les mots d’Emmanuel Macron ne sont qu’un leurre : en discours, s’il défend la solidarité européenne, dans les faits, il la nie. Les coronabonds – ou dettes mutualisées, sont des symboles de la solidarité que devrait déployer l’Union pour serrer les coudes collectivement et nourrir le lien entre les pays membres. Ces coronabonds peuvent en effet permettre un financement solidaire, mutualisé, une réponse ensemble aux coups portés à chacun par la crise du coronavirus… Les refuser, c’est saper les fondements de l’Europe. Les refuser, c’est piétiner la solidarité. Aussi, quid des aides financières apportées ? Je dis qu’il faut absolument qu’elles soient conditionnées de façon à s’assurer qu’elles viennent servir la lutte contre les causes réelles de cette crise sanitaire née de la crise écologique. Je dis que c’est le seul moyen d’éviter que d’autres drames surviennent. Je dis que l’on peut, et doit, exiger la remise en question immédiate de tout ce qui permet à une catastrophe telle que celle que nous vivons d’apparaître. A cet égard, il n’est pas pensable de valider un projet proposant une PAC toujours mortifère, il n’est pas pensable de valider un projet qui ne porte pas tous ses efforts sur la protection de la santé des êtres, sur l’air, sur l’eau, sur la biodiversité… Non. Ce n’est pas pensable. Last, but not least, je refuse de soutenir un texte qui offre sur un plateau un plan de tracking dénué de garde-fous, un arsenal de mesures liberticides. Voilà. Vendredi 17 avril, j’ai donc voté contre la proposition de résolution commune présentée sans les coronabonds : en l’état, elle renie la solidarité pourtant bien présente dans l’ADN européen. Comme je suis un battant, je continuerai de me battre et de dénoncer. Et j’espère, surtout, que les chefs d’état seront responsables et accepteront finalement la mutualisation des dettes lors de leur réunion clé du 23 avril.

PROTEGER LES DROITS FONDAMENTAUX

Lettre d’alerte

J’ai signé une lettre qui signale la dangereuse remise en cause des droits et libertés fondamentales au prétexte de la crise Covid-19. En Pologne, le droit à l’avortement doit être protégé…

ENSEMBLE, C’EST TOUT

L’impérieux besoin de solidarité…

Jeudi 9 avril, le soir, les 27 ministres des finances de l’Union Européenne ont conclu un accord économique, mais véritable solidarité européenne : sans coronabonds. Un accord en trompe-l’œil pour nous faire croire que nos dirigeants sont à la hauteur de la crise qui nous frappe. Nous ne sommes pas dupes.

Les coronabonds ?  On pourrait les comparer aux mailles d’un vaste filet salvateur, filet partagé, filet qui pourrait permettre de mutualiser les dettes engendrées par les pays membres de la zone euro pour répondre aux problèmes déclenchés par la crise du coronavirus. Le groupe des Verts / ALE au Parlement européen appelait dès lundi 6 avril à une prise de conscience solidaire. Salutaire. Ce que j’ai dit : « Assez de tergiversations : il est temps de déclencher une solidarité économique sans commune mesure au niveau européen. Les égoïsmes de l’Allemagne et des Pays-Bas mettent en péril l’ensemble du projet européen, c’est irresponsable ! Veillons aussi à ce que les investissements à venir servent notre indispensable transition… »


LA, MAINTENANT. TOUT DE SUITE !

En urgence, changer de modèle

Les scientifiques s’accordent désormais à le dire : d’ici 2100, nous n’échapperons pas à une augmentation des températures de +3 à +4 degrés. Tout va changer très vite. Un impératif ? Dès maintenant, planter uniquement ce qui est en mesure de résister à ces augmentations extrêmes. En 2050, il fera à Bordeaux la température qui règne aujourd’hui à Valence, en Espagne… Le changement climatique en cours entraînera un changement brutal et dramatique des écosystèmes. La nature de nos décision politiques et économiques sera décisive.

ALLER PLUS LOIN
Texte : Jonathan Ekman Mille, Image : Jean-Marc Jancovici

Sur l’image de gauche, une représentation d’artiste. L’image représente le cœur de la dernière ère glaciaire, qui a eu lieu il y a environ 22 000 ans. De grands glaciers occupent une majeure partie de L’Europe du Nord. La banquise s’étend depuis le pôle Nord et s’avance jusqu’au Nord de l’Irlande. 

À cette époque, le climat que vous trouvez au niveau du bassin parisien, en Normandie, en Belgique est un climat froid, une toundra, et ressemble grossièrement à ce que vous pouvez trouver aujourd’hui en Sibérie.  

En Espagne et en Italie vous trouviez principalement de la forêt, des conifères et herbes. Cela ressemble un peu près à ce qu’on trouve en Scandinavie aujourd’hui. 

À cette époque, la température de la Terre n'était que de 4 °C à 7 °C inférieurs à la température actuelle. La température globale moyenne était d’environ 10°C sur la période glaciaire.

Sur l’image de droite, la carte des climats de l’Europe actuellement. La température moyenne de la Terre aujourd’hui est d’environ 15°C. Bien qu’il existe de nombreuses spécificités climatiques en fonction des régions, il y a eu de manière générale, une migration des climats du Sud vers le Nord entre la dernière ère glaciaire et aujourd’hui. Cette migration a donné les paysages que nous connaissons, ceux dans lesquels nos sociétés et civilisations se sont établis.

La différence entre ces deux cartes c’est une variation des températures moyennes globales entre 4°C et 7 °C. Quelques degrés peuvent entièrement refaçonner la carte du monde et grandement impacter les écosystèmes. Cela permet de comprendre ce que signifie une augmentation de cette ampleur.

Le changement climatique qui a eu lieu entre la dernière ère glaciaire et aujourd’hui s’est fait sur plusieurs siècles, sur plusieurs millénaires. Les animaux et les plantes ont donc eu le temps de s’adapter et de migrer progressivement. Les humains existaient à l’époque et se sont également adaptés progressivement

Aujourd’hui le GIECC parle d’un réchauffement climatique de 2°C, 5°C. Les dernières modélisations du CNRS réalisé à la fin de l’année 2019 indiquent désormais un possible réchauffement de 7°C par rapport à l’ère préindustrielle. Un réchauffement, déjà en cours qui va se faire non pas sur plusieurs millénaires mais en l’espace de 80 ans. Notez bien : pas DANS 80 ANS mais EN 80 ANS. Le changement climatique n’est pas un évènement sur un instant T mais c’est bien un processus en cours. L’augmentation des températures moyennes actuellement en France est estimé à + 1°C/ 1,1°C selon les sources. Le changement climatique en cours est donc d’ampleur similaire au réchauffement qui a eu lieu entre la dernière glaciation et aujourd’hui cependant il est beaucoup plus rapide. 

C’est donc un changement brutal des écosystèmes qui est attendu

Imaginez un instant une augmentation de 2 à 7 degrés. Les paysages que nous connaissons vont radicalement changer, cela va naturellement impacter un grand nombre de ressources et d’activités économiques. Que ce soit l’agriculture, les industries, les sociétés et systèmes politiques actuels. Les enjeux sont colossaux et les impacts commencent à se voir. Pour l’instant ce sont nos infrastructures existantes qui nous empêchent de voir cet accroissement des températures. Jusqu’à quand ?


Nous avons encore le choix de vivre soit dans un monde à + 2°C, soit dans un monde à + 7°C. C’est la nature de nos décisions politiques et économiques qui déterminera la trajectoire du changement climatique. Nous devons agir maintenant. 


 


CONFINE.E.S, LE TRAVAIL AU
PARLEMENT EUROPEEN CONTINUE

A DISTANCE, ENSEMBLE !

AU TRAVAIL, AVRIL 2020.

Ce jeudi 2 avril, nous avons auditionné les Ministres grecs et la Commission européenne sur la situation des réfugié.e.s sur les îles grecques. Il y a urgence à agir. Près de 40 000 chercheur.se.s de refuge y sont actuellement bloqué.e.s dans des camps conçus pour accueillir un maximum de 6 000 personnes. Nous alertons depuis de trop nombreux mois déjà sur ces conditions désastreuses et inacceptables dans les hotspots ; la réalité est aujourd'hui encore plus préoccupante en raison de la pandémie de COVID 19. Si le virus s’y propage, la situation sera incontrôlable : la distanciation sociale y est impossible, les sanitaires manquent et empêchent de respecter les gestes d’hygiène de base, les gens attendent pendant des heures dans de longues files pour pouvoir se nourrir... Si nous avions prévu, nous n’en serions pas là. L’Europe se retrouve en danger aujourd’hui. Soit elle active sa solidarité, à tous les niveaux ; soit en restant fébrile, elle favorise les nationalismes exacerbés qui guettent. Et, comme la majeure partie des parlementaires européens, je pense que l’Europe est la solution pour sortir de cette période bouleversante, plus forts et plus unis. Nous pouvons, nous devons relever ce défi, en enclenchant une véritable solidarité sans faille.

LES VERTS LE DISENT DEPUIS LONGTEMPS

Un cri, en choeur

La crise du coronavirus expose au grand jour les effets dévastateurs de la délocalisation à outrance et la dangerosité du modèle économique en place. Ce modèle où l’on produit toujours plus de jetable, de consommation dépourvue du moindre sens. En la forme, il apparaît que nous sommes incapables de nous soigner nous-mêmes, de nous auto-fournir en masques, tests, respirateurs, etc. Contre la société de la dépendance, contre l'obsolescence programmée, et pour l’autosuffisance : choisissons de faire la place aux nouveaux modèles économiques, circulaires, pleins de bon sens. Au parlement européen, c’est un combat que le groupe des Verts / ALE menait dès l’été 2017…


Les commissions parlementaires

Les séances plénières du Parlement européen se préparent en commissions. Il en existe 20, chacune est composée de 25 à 81 député.e.s européen.ne.s  et leur composition politique reflète celle de l’assemblée plénière. En commission, les député.e.s travaillent sur des propositions, les amendent, etc. Je suis membre de 3 commissions : LIBE, ITRE et ECON.

La Commission industrie, recherche et énergie.

DITE "ITRE"

La Commission des affaires économiques et monétaires.

DITE "ECON"

La Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.

DITE "LIBE"

la priorité
absolue

Protection des droits humains fondamentaux

Partout, tout le temps, les droits humains doivent être protégés. Les atteintes à la dignité humaine doivent cesser. Les gouvernants qui s’autorisent à malmener l’Humain ne peuvent agir en toute impunité. Dans mes fonctions de député européen, riche de tout ce qui a été vécu à Grande-Synthe, je continue à le dire, et surtout je continue à demander : où est passée notre humanité ? Nous devons la retrouver. Nous pouvons :

  • Valoriser l’accueil //

    Entre 2009 et 2018, c’est à dire durant 10 ans, quelques millions de personnes ont posé le pied en Europe où nous sommes 500 millions à vivre. Nous devons accueillir ces êtres qui fuient la guerre, le terrorisme et la misère. En France, durant cette même période, nous avons accordé la protection ( l’asile ) à 163600 des 666565 personnes en recherche de refuge, soit 0,025% de la population du pays (67 millions d’habitants au total) par an. Concrètement, cela représente 252 réfugiés par million d’habitants, par an. (Source : Eurostat)

  • Nous devons avoir à cœur de restaurer l’accueil que nous offrons à ces personnes, en France comme en Europe, nous devons les accueillir dans de bonnes conditions. Pour l’instant, nous ne sommes pas à la hauteur. 

  • Frontex (nom de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes créée en 2004), avec ses opérations policières hors normes, coûte 10 milliards d’euros à l’Union européenne : plusieurs études réalisées par le service de recherche du Parlement européen (EPRS) montrent que si l’on mettait l’argent dans un accueil correct, dans la formation, l’éducation et l’intégration sociale et professionnelle de ces personnes, les coûts supportés seraient moindres.

A Samos,
le désespoir absolu

" En novembre dernier, je me rends dans le camp de Samos, en Grèce, au large des côtes turques. Je veux voir, savoir comment les personnes qui y arrivent, des demandeurs d’asile, sont prises en charge. Je suis accompagné d’une équipe de journalistes de Konbini News, je veux que soit connue la réalité qui, d’ici, nous échappe. A notre arrivée, et malgré mon statut de député européen (c’est l’Europe qui finance ce camp, comme ceux des quatre autres îles grecques qui doivent accueillir les demandeurs d’asile), on nous refuse l’entrée. Nous atterrissons au poste de police. Les journalistes parviennent malgré tout à filmer et recueillir des témoignages, je suis dévasté par ce que nous découvrons. 6100 personnes s’entassent ici, alors que la capacité du camp est de 647 personnes. Ces êtres humains, dont une large proportion de mineurs isolés, survivent dans des conditions abominables, sans accès à des douches, toilettes, ni à l’alimentation. Ils mobilisent les tréfonds de leur énergie en attendant l’hypothétique rendez-vous officiel qui doit leur permettre de quitter les lieux, rendez-vous parfois fixé… deux ans plus tard. Nous devons aider ces êtres humains, la solidarité doit retrouver un sens. C’est ce à quoi je m’attache et m’attacherai toujours. Je suis honoré d’être en charge pour le groupe des Verts/ALE au Parlement européen de la réforme dite de «Dublin» : il s’agit de changer les règles pour la répartition des demandeurs d’asile qui arrivent en Europe. Il faut davantage de solidarité entre États membres pour ne pas laisser la Grèce et l’Italie porter seules la responsabilité de l’accueil. J’en fais une priorité de mon mandat "

13 septembre 2019 : Remise du Prix Nord/Sud du Conseil de l’Europe avec Jaha Mapenzi Dukureh

  • Respecter les droits
    des femmes //

    Encore et encore, nous devons nous engager pour le respect des droits des femmes. En février, le Parlement européen a adopté une nouvelle stratégie pour mettre fin aux mutilations génitales féminines dans le monde, mutilations subies par plus de 200 millions de filles et de femmes en vie aujourd’hui. Mesures de prévention, soins aux victimes… Je soutiens et prends toute ma part dans ce combat mené depuis longtemps par Jaha Mapenzi Dukureh, fondatrice de l’ONG « Safe Hands for Girls ». Jaha et moi avons reçu en septembre le Prix Nord/Sud du Conseil de l’Europe. Ce prix est attribué chaque année à deux candidats engagés pour la protection des droits de l’homme et la promotion de la solidarité entre le Nord et le Sud.

Les grandes
actions

1. Un état
d’urgence
climatique
enfin déclaré

A la fin du mois de novembre 2019, le Parlement européen a décrété l’état d’urgence environnemental et climatique.
L’étape est historique!

Nous avions initié cette résolution avec Karima Delli, députée européenne. Nous demandions que notre territoire européen acte cette réalité. Ça y est. Dans les temps qui viennent, l’Europe doit donc désormais assumer, et assurer, une série de mesures concrètes, à la hauteur de l’urgence reconnue.
  • Les objectifs

    A mes yeux, c’est évident. Aucun euro des prochains budgets de l’Union européenne ne doit financer des projets liés aux énergies fossiles. Aucun accord commercial ne doit être signé s’il est contraire à nos objectifs climatiques, en premier lieu desquels celui-ci : la neutralité carbone. Le groupe parlementaire des Verts / ALE, dont je fais partie, défend une neutralité carbone effective dès 2040.

  • Pourquoi cette déclaration d’état d’urgence climatique est-elle importante pour notre territoire ?

    Il faut agir. Tout de suite. La dégradation du contexte n’est plus à prouver : pour preuve la publication, début février, des cartes actualisées de submersion marine éditées par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE). Chacun.e peut y lire qu’à l’horizon 2030, la ville de Grande-Synthe et plus largement le territoire Dunkerquois sont directement menacés par la montée des eaux… Il est absolument urgent de changer nos modes de fonctionnement. Les décisions européennes ont un réel impact sur la vie, le quotidien local.


  • La résolution déclarant l’état d’urgence climatique et environnementale a été adoptée le jeudi 28 novembre 2019 par 429 voix pour, 225 voix contre et 19 abstentions.

2. Une modification vitale
des règles budgétaires
demandée


  • 11 février 2020 : Plénière à Strasbourg, demande d'une révision des règles budgétaires.

En février, j’ai demandé au Parlement européen une totale refonte du cadre fiscal et économique de l’UE. Il faut sortir les investissements verts de la règle des 3% de déficit ! Stop aux investissements carbone, oui aux actifs verts.

Étymologiquement, « économie » signifie « l’art de bien administrer une maison » … Or, notre maison commune brûle. Nous devons mettre en place une économie saine, une économie qui fait tout pour éteindre ce feu dévastateur. Une économie responsable qui encourage la transition vers une neutralité carbone en sortant, par exemple, les investissements verts du calcul du déficit public.

  • Les objectifs

    C’est simple. Cette transformation profonde des règles budgétaires représente l’unique chemin pour enfin changer de cap, pour quitter le dogme de l’austérité et pour répondre à l’urgence climatique et sociale. L’idée ? Stimuler au maximum les investissements verts et encourager toujours plus les initiatives vertueuses dans des domaines vitaux comme les hôpitaux, l’éducation ou la rénovation des logements passoires.

  • Pourquoi cette modification des règles budgétaires est-elle importante pour notre territoire ?

    Sans dynamisme, sans une énergie prête à déplacer les montagnes, comment changer profondément les modèles dans lesquels nous sommes englués ? Oui à la résilience, oui au courage. Un territoire industriel comme celui que nous connaissons bien n’a d’autre choix que de réussir sa mutation. Il faut permettre, faciliter, favoriser et défendre les orientations des politiques d’énergie vertueuses. Il faut que l’on protège notre pouvoir de vivre et notre environnement.

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Le bâtiment du Parlement européen à Strasbourg.

Les grands
enjeux

1. Lutte contre
les paradis fiscaux

Pour s’attaquer efficacement à l’évasion fiscale, la crédibilité de la liste noire mise à jour en février 2020 par les ministres de l’Économie et des Finances de l’UE doit encore être renforcée. Les travaux sur cette liste noire ont commencé en juillet 2016 au sein du Conseil de l’UE. Plusieurs critères entrent en jeu, parmi lesquels le degré de transparence fiscale et la coopération internationale.

Nous devons à tout prix :

  • Etre crédibles //

    La liste noire des paradis fiscaux s’est agrandie avec l’ajout récent du Panama, des Seychelles, des Palaos et des îles Caïmans, mais elle reste insuffisante et politisée. Le Qatar ou Singapour manquent par exemple à l’appel. Pour une liste plus crédible, nous avons besoin d’ un processus d’évaluation plus indépendant et transparent, assorti de sanctions véritablement dissuasives.
  • Oser dénoncer //

    Il faut également mener le combat contre les pratiques fiscales déloyales au sein de notre Union européenne. Le Luxembourg, Malte, l’Irlande, les Pays-Bas... les règles doivent changer pour empêcher les dérives sur notre territoire aussi. Avec le Brexit, il faut également veiller à ce que le Royaume-Uni ne devienne pas un paradis fiscal à nos portes.

2. Lutte contre
les lobbies

Ce combat doit être incessant, car oui, les lobbies de tous poils ne cessent de jouer l’intimidation et l’ingérence dans les dossiers sur lesquels travaillent les député.e.s européen.ne.s. 

Il est temps de :

  • Agir //

    Au niveau européen, la création d’une Autorité indépendante pour l’éthique est une urgence. Je l’ai demandée en séance plénière au début du mois de janvier dernier.

  • Veiller //

    Il faut cultiver une vigilance accrue et surveiller les conflits d’intérêts, pour notamment réguler les nombreux allers-retours de personnes entre le public et le privé.

  • Faire ce que
    l’on dit //

    C’est l’engagement numéro un, indispensable pour la résilience des citoyen.ne.s, indispensable pour que chacun.e retrouve confiance en l’Europe. Un exemple ?
    Grâce au travail de notre groupe des Verts / ALE, nous avons pu rejeter la candidature d’un ancien lobbyiste bancaire pressenti au poste de régulateur bancaire au sein de l’Autorité Bancaire Européenne. Le combat est de chaque instant. Nous devons le mener.

MÉMOS

Le Green Deal ou Pacte Vert

A la fin de l’année 2019, l’Union européenne déclare qu’elle vise la neutralité climatique en 2050 et annonce un pacte vert pour l’Europe. Ce dernier communique sur la nécessité, pour notre génération, de « relever les défis climatiques et ceux liés à l’environnement » Le discours tenu est celui-ci : il s’agit de développer une « nouvelle stratégie de croissance visant à transformer l’UE en une société juste et prospère, dotée d’une économie moderne, efficace dans l’utilisation des ressources et compétitive, caractérisée par l’absence d’émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050 et dans laquelle la croissance économique sera dissociée de l’utilisation des ressources. » Dans les faits, pourtant, la « loi Climat » présentée le 4 mars 2020 par la Commission européenne est loin d’être à la hauteur des ambitions affichées. Manque de cohérence et opération de communication… Nous sommes au travail pour tenter de rehausser les mesures engagées.

La règle des 3% de deficit

Déficit : excédent annuel des dépenses publiques par rapport aux recettes. Chaque année, les États membres de l’UE doivent présenter un budget dont le déficit public annuel n’excède pas 3% de leur produit intérieur brut. L’objectif que je défends est celui-ci : «libérer» de cette chape les investissements propres, les investissements d’avenir, lesquels au contraire de «plomber» la planète, engagent et nourrissent un cercle vertueux.

Parlement européen,
mode d'emploi
  • Suite au Brexit, le Parlement européen réunit désormais 705 député.e.s élu.e.s au suffrage universel direct pour représenter les citoyen.ne.s. des États membres de l’Union européenne.

  • Les député.e.s sont réparti.e.s en groupes selon leurs affinités politiques, peu importe leur nationalité. Ils effectuent un travail à temps complet.

  • 20 commissions préparent les séances plénières du Parlement. Les député.e.s débattent et votent les lois européennes lors de ces séances, qui ont lieu à Strasbourg. L’agenda des séances ainsi que le plan des hémicycles est consultable sur le site www.europarl.europa.eu. Les réunions peuvent être suivies en direct.

  • 44 délégations développent les relations avec les pays non-membres de l’UE.

  • 13 élu.e.s Europe Ecologie, élu.e.s le 26 mai 2019, ont rejoint le groupe des Verts/ALE au Parlement européen. Le projet essentiel de ce groupe est de travailler à construire une société fondée sur les valeurs de l’écologie sociale, respectueuse des droits fondamentaux et de la justice environnementale.

  • Je suis membre de trois commissions : la Commission libertés civiles, justice et affaires intérieures (LIBE), la Commission affaires économiques et monétaires (ECON) et la Commission industrie, recherche et énergie (ITRE). Je suis également membre d’une délégation : la Délégation Afrique du Sud.

Les faits
sont têtus

Ne laissons plus aucune place aux incohérences, d’où qu’elles viennent. L’actualité ne manque pas de nous rappeler qu’il faut oser dénoncer la lâcheté, les mensonges et les supercheries : un mandat de député européen, c’est aussi ça. Deux exemples.

24 octobre 2019 : session plénière à Strasbourg

1. Un vote en faveur
d'un traité commercial scandaleux

Quoi ?

Le 12 février, une large majorité des élu.e.s du Parlement européen vote en faveur d’un traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Vietnam.

Concrètement ?

Le Parlement donne son feu vert aux accords de libre-échange et de protection des investissements avec le Vietnam, partenaire commercial asiatique de l’UE. Le vote est acté par 401 voix pour, 192 voix contre et 40 abstentions. Le groupe des Verts / ALE s’oppose. Malgré les belles promesses teintées de vert d’Emmanuel Macron, la délégation française du groupe qui rassemble les député.e.s européen.ne.s du parti présidentiel (à l’exception de Bernard Guetta et Pascal Durand), approuve.

Pourquoi c'est scandaleux ?

C’est scandaleux car l’acceptation de ce traité de libre-échange va clairement à l’encontre des engagements vertueux du pacte vert. C’est scandaleux car un tel accord, de fait, encourage la mondialisation des échanges commerciaux, aggrave les émissions de gaz à effet de serre, décuple les attaques environnementales, le pillage des ressources marines et la déforestation massive - sans que cela n’améliore la situation des Vietnamien.ne.s non plus. Comment le Président français peut-il, auprès des citoyen.ne.s, déclarer sa mutation écologique et sa nouvelle conscience environnementale et dans le même temps valider, par la voix de son équipe au Parlement, un traité absolument contraire ? C’est inacceptable. Chacune, chacun d’entre vous doit prendre la mesure de l’hypocrisie à la manœuvre au sein même du groupe parlementaire soutenu par le parti présidentiel. Pour renouer les uns avec les autres, pour retrouver la confiance, et pour en finir avec les mises en scène insupportables, une seule action : s’informer. Savoir. C’est pour cela que je vous raconte.


LA LISTE PIC

* PIC : projets d’intérêts communs.

Chaque année depuis 2013, l’Europe actualise cette liste de projets spécifiques, qui, une fois approuvés, peuvent bénéficier de financements européens facilités. Ces projets sont destinés à relier les systèmes d’approvisionnement énergétiques des pays de l’UE. La liste validée lors du vote du 12 février est la 4e du nom, elle contient 151 projets au total.

2. Un vote en faveur de projets energétiques contraires à l’accord de Paris

Quoi ?

Le 12 février, toujours, une large majorité des élu.e.s du Parlement européen vote en faveur de projets énergétiques jugés prioritaires, parmi lesquels une liste de chantiers liés à des énergies fossiles.

Concrètement ?

Là encore, le Parlement par 443 voix pour, 169 contre et 36 abstentions, autorise l’impensable : l’actualisation de la liste des projets d’intérêt commun – dite liste PIC, comportant 151 chantiers, dont 55 projets gaziers et pétroliers… projets liés à des énergies fossiles, donc, à l’opposé des énergies renouvelables. A nouveau, le groupe des Verts / ALE s’oppose. A nouveau, les député.e.s européen.ne.s du parti présidentiel (tous, sauf Pascal Durand), approuvent.

Pourquoi c'est une vaste supercherie ?

C’est une supercherie car, alors même que tout le monde applaudit lorsque le pacte vert annonce qu’il vise la neutralité carbone en 2050, les députés de la majorité présidentielle approuvent des projets climaticides. C’est une supercherie car, pendant que le Président de la République annonce à grand renfort d’images symboliques sa prise de conscience de l’urgence écologique, les député.e.s européen.nes de sa majorité valident des dizaines de projets d’un autre âge, dévastateurs et parfaitement contraires aux objectifs du pacte vert. Comment accepter que certains, en 2020, aient assez de mauvaise foi et d’inconscience pour approuver des méga structures gazières et pétrolières conçues pour durer 30 à 40 ans minimum ? Stop aux tromperies. Stop aux discours et aux images écrans de fumée. Une fois de plus, une seule clé : lever le voile. Dire et dénoncer. Informer..

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PLAN DE RELANCE : LE COMPTE N’Y EST PAS

Mercredi 3 juin, Politis publie une tribune dans laquelle j’explique pourquoi le plan proposé par la Commission européenne n’est qu’un leurre. « Historique ? Le plan de relance de 750 milliards d'euros présenté le 27 mai par la Commission européenne a été loué par la plupart des commentateurs et forces politiques pro-européennes. S’il fut déroutant, le phénomène a surtout rendu toute critique quasi-interdite… Et pourtant. Non, le compte n’y est pas. Pour être historique, le plan de relance européen doit en effet remplir trois conditions fondamentales, or celui présenté par la Commission n’en coche qu’une. »

… Condition #1 : la solidarité. De ce point de vue le plan présenté est remarquable. Il acte le début d’une vraie entraide budgétaire au niveau européen.

… Condition #2 : la crédibilité. Là, le plan est totalement à côté de la plaque. Le montant proposé est très, très insuffisant.

… Condition #3 : un véritable changement de braquet. Sur ce point primordial, la proposition ne tient pas non plus. Les leçons du passé ne sont pas tirées. Le chèque est en blanc. Le « Green New Deal » ne semble être plus qu’un écrin, celui de beaux discours…

UN ETAT DES LIEUX INCONTOURNABLE

35,7 millions

Inddigo et Vertigolab viennent de réaliser une étude édifiante qui décrypte dans le détail l’impact économique et le potentiel de développement des usages du vélo, en France, en 2020. Les chiffres sont impressionnants. En vrac : il y a 35,7 millions de vélos chez les Français (dont 25% sont inutilisés), un touriste à vélo dépense 68€ par jour contre 55€ pour les autres touristes, l’économie globale générée par le vélo, en France, s’élève à 29,5 milliards d’euros, etc.  L’état des lieux, et surtout les trajectoires d’évolution à 5 ou 10 ans sont à lire avec attention.

LIRE

Tou.tes colocaterres

« Pour une régularisation inconditionnelle et pérenne des personnes sans papiers », c’est le titre de la tribune publiée jeudi 7 mai par Mediapart. Initiée par l’Association Nationale des Villes et Territoires Accueillants (ANVITA) que je préside, elle demande au gouvernement de régulariser de façon inconditionnelle et pérenne les personnes sans papiers sur l’ensemble du territoire y compris les départements et territoires d’Outre-Mer : « nos destins sont liés, (…) nous sommes tou.tes d’une certaine manière "colocaterre"… » La crise du Covid-19 exacerbe les drames : « à la précarité sociale et sanitaire s’ajoute la précarité administrative et avec elle, son cortège d’exclusions : l’hébergement, le travail, la formation, le fait de devoir se cacher, d’être sous le joug de la menace constamment. Ce virus impose à notre République de réagir avec raison. » Réagissons !

VIGILANCE TOTALE

Dans un article publié le 14 mai, le quotidien Le Monde fait le point sur la situation des flux migratoires alors que des violences et des refoulements massifs, en contradiction totale avec les engagements internationaux, ont lieu aux frontières de l’Europe. 

Une étude qui réveille

3,5 milliards de personnes d’ici 2070…
Une étude parue le 4 mai dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences fait l’objet d’un article dans Le Monde. Habitabilité de la planète, migrations, vulnérabilités aux conditions climatiques à l’horizon 2070… Les données sont factuelles et la conclusion transcrite par la journaliste est sans appel : « si rien n’est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, un tiers de l’humanité pourrait vivre, d’ici à cinquante ans, dans des endroits aussi chauds que le Sahara aujourd’hui. »

Une tribune de Muhammad Yunus

« … des horizons illimités pour tout reprendre à zéro »
Le Prix Nobel de la paix, économiste, publie le 5 mai dans Le Monde une tribune magistrale qui débute ainsi : « L’épidémie de Covid-19 est en train d’infliger à notre monde des dégâts incommensurables. Mais aussi considérables que soient ces dommages, c’est également une occasion unique qui se présente à nous. » A lire, et relire, et relire.

Un texte fédérateur

« Ensemble, tout est possible, soyons responsables »

Je co-signe ces lignes qui répondent à une question incontournable : « Pour que demain ne soit pas la reprise d’hier et d’avant-hier, que faut-il changer ? ». Publié le 1er mai sur Mediapart, le texte contribue à la réflexion profonde. Surtout, il choisit de dire, sans détour : « la vérité : le monde entier savait qu’une pandémie interviendrait un jour ou l’autre. »

LIRE L'ARTICLE

Une tribune co-signée

#nouslespremiers
Avec beaucoup d’élu.e.s, de citoyen.ne.s et de personnalités publiques, je signe cette lettre ouverte à Emmanuel Macron. L’idée : un scénario démocratique pour le monde d’après et trois étapes pour un nouveau départ « juste et durable ». 1/ Une consultation citoyenne, 2/ Un conseil national de la Transition et 3/ une Assemblée citoyenne du Futur.

Une tribune de Jane Goodall

« … la pandémie est liée à notre manque de respect pour le monde naturel. »
Le 2 mai, le journal Le Monde publie un texte puissant. Signé par Jane Goodall, il nous demande de (nous) regarder en face et prévient que si nous continuons à faire l’autruche, nous serons assaillis par des virus encore plus redoutables. « Faites que nous prenions conscience que nous faisons partie du monde naturel et que nous dépendons de lui pour notre nourriture, notre eau et notre air. »

Une tribune de François Héran

« L’idéologie du confinement national… »
Le 26 avril, dans les pages du Monde, le sociologue, anthropologue et démographe titulaire de la chaire migrations et sociétés au Collège de France pointe ceci : « le virus ne fait aucune différence entre le migrant et le voyageur. Il n’a pas d’idéologie, il obéit à la loi des grands nombres et à cette donnée de base : l’immigration représente une part minime des passages aux frontières, moins de 1%. » Il conclut : « le rêve d’un monde fermant ses frontières à tous les étrangers n’est qu’un ruineux cauchemar. »

Un podcast pour avancer

« Mutons nos modes de vie ! »
Le magazine We Demain propose une série d’épisodes dans lesquels des personnalités de tous horizons répondent à la question : « que proposez-vous pour que les jours d’après soient meilleurs que les jours d’avant ? ». J’ai répondu…

Des propositions très concrètes

« … Pour un retour sur terre »
Dominique Bourg, Philippe Desbrosses, Pablo Servigne, Sophie Swaton… Elle, eux, et d’autres, publient 35 mesures en faveur d’une « politique pour régénérer le vivant que nous avons abîmé et lui donner à l’avenir la prépondérance absolue sur toutes les autres finalités humaines. »

Un article visionnaire de didier harpagès

«Une double subordination de l’économie aux impératifs écologiques et sociaux»
Sur son blog (hébergé par Mediapart), Didier Harpagès professeur de sciences économiques et sociales, remet ça. Cette fois, il met en évidence ceci : « les pollutions de toute nature et les virus présentent deux caractéristiques communes. D’une part, aucune frontière géographique et politique ne peut les bloquer ni les retenir, les attaques qu’ils dirigent contre nos corps sont, d’autre part, délétères voire mortifères. »

Une websérie lumineuse

«Comprendre les freins et les ressorts de l’empathie et de l’entraide»

Julia Montfort, journaliste spécialiste des droits humains, réalise ses «Carnets de Solidarité» à la façon d’une orfèvre qui mettrait à jour la toile de la solidarité et de la chaleur humaine. Les épisodes, des histoires citoyennes, sont à découvrir sur sa chaîne YouTube.

Un entretien avec Edgar Morin

«Que sera, selon vous, ce que l’on appelle « le monde d’après» ?

Dans son édition du 19 avril, Le Monde publie un entretien avec le sociologue, sage et philosophe. Les mots sont une ode à la vitalité et au vivre ensemble. Extrait : «Les déconfinés reprendront-ils le cycle chronométré, accéléré, égoïste, consumériste ? Ou bien y aura-t-il un nouvel essor de vie conviviale et aimante vers une civilisation où se déploie la poésie de la vie, où le « je » s’épanouit dans un « nous » ?»

Des mots d’Abdennour Bidar

«Nous étions déjà enfermés, mais nous ne le savions pas»
Sur son blog (hébergé par le Huffington Post), Abdennour Bidar, philosophe, met le doigt sur le point névralgique de la crise que nous traversons : « retrouver l’espérance, c’est bien, tout faire pour qu’elle se concrétise, c’est mieux. » Et d’appeler à « réparer ensemble le tissu déchiré du monde » …

Un podcast qui secoue

«Nourrir l’esprit et remettre en question l’état de notre monde»

Alexia Soyeux, journaliste, signe un podcast radical. L’idée ? Des conversations pour faire «face au réel» et ainsi, devenir plus fort. « On peut regarder le monde avec lucidité et clairvoyance, pour faire jaillir d’autres imaginaires de ce monde d’après, sans céder à la panique ou la paralysie. »

https://www.presages.fr 

UN DECLIC !

Nous changeons...

Le Huffington Post publie (10 avril 2020), un article qui décrypte le lien de cause à effet entre la crise que nous traversons et les nouveaux choix de nombreux consommateurs : le « mieux-manger », le recentrage sur le local, l’envie, surtout, de préserver sa santé.

LIRE L'ARTICLE

«Coronavirus : l’alimentation en circuit court est plébiscitée par les Français»

Le Monde, dans son édition du 20 avril, précise dans ses pages que les gens cherchent à zapper les intermédiaires et renouent avec la source.

UN TEXTE MAJEUR

«Rompre pour de vrai avec l’ancien monde»
Fabrice Nicolino, cofondateur du mouvement Nous Voulons des coquelicots, signe un article magistral. Sous le titre « Un tout autre Jeu de paumes », il dit l’indispensable, du courage à la solennité du moment, et de l’urgence absolue de « rompre enfin, et pour de vrai, avec l’ancien monde » à l’espoir d’une « révolution morale et intellectuelle immédiate. » Fondateur.

UN ARTICLE QUI OSE

«En France, une crise qui risque de profiter aux extrêmes»
Courrier International (15 avril 2020) déterre le pire et alerte : les populismes, les jalousies, les hostilités sombres gesticulent en tous sens.

UNE TRIBUNE CO-SIGNEE

«Armer l’Europe contre des dérives autoritaires»
Libération publie (18 avril 2020), ce texte qui dénonce le fait que «des leaders politiques profitent d’une situation sanitaire inédite pour s’arroger des pouvoirs disproportionnés et illimités dans le temps.»

UN ARTICLE EN FORME D’APPEL

Reconstruction / Reconversion
Merci Dominique Méda. Dans le journal Le Monde (18 avril 2020), la sociologue appelle à « engager dès aujourd’hui la bataille pour éviter le retour du business as usual. » Son texte, clairvoyant, met en évidence le fait que ce que nous vivons n’est pas « juste » une catastrophe naturelle, non, c’est « un coup de semonce exigeant une bifurcation radicale ». Elle écrit ceci : « Nous avons besoin d’un programme équivalent à celui du Conseil National de la résistance dessinant les voies que devra suivre notre pays pour organiser une Reconstruction qui soit dans le même temps une Reconversion. » Et elle met en garde : « Tous ceux (…) qui ont tout à perdre d’une reconversion propice à la réduction des inégalités et d’une généralisation de la sobriété s’opposeront sans doute de toutes leurs forces à un tel processus » …

UNE VIDEO QUI DENONCE

Les hotspots, camps de la honte

Le réseau Migreurop a créé un film court, réalisé en motion design pour demander la fermeture des hotspots, lesquels comme je l'ai constaté à Samos en octobre dernier, sont des lieux devenus camps de détention « soustraits au regard de la société civile, symboles de l’opacité des politiques migratoires européennes et du non-respect des droits des exilé.e.s »

Site : migreurop.org


Tirée du livre « Les yeux ouverts »
(éd. du Centurion, 1980)

UNE CITATION DE MARGUERITE YOURCENAR

« Il n’y a pas seulement pour l’humanité la menace de disparaître sur une planète morte. Il faut aussi que chaque homme, pour vivre humainement, ait l’air nécessaire, une surface viable, une éducation, un certain sens de son utilité. Il lui faut au moins une miette de dignité et quelques simples bonheurs. »
Marguerite Yourcenar

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Damien Carême
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NEWSLETTER #5
« La volonté de créer une humanité unifiée déracinée et simple consommatrice en croyant que cela aplanirait les tensions mondiales est une des pires stupidités de l’occidentalisme capitaliste. »
-Vandana Shiva
DIMANCHE 31 MAI 2020
Déconfiné.es. Pas déconfit.es. Les yeux grand ouverts, ensemble, on ausculte les mots qui comptent, la forme et le fond, les données qui résonnent et le travail entrepris. Reconnaître la lame de fond, la sentir, la nommer et l’accompagner pour le bien commun… C’est ça, le courage qu’il nous faut. Et ça commence tout de suite : mercredi 27 mai, la Commission européenne a présenté, à Bruxelles, son grand plan de « relance ». Notre groupe des Verts avait publié ses propositions il y a un mois, propositions pour la résilience, le durable et le mieux-vivre ensemble en Europe et dans le monde : ce que la Présidente von der Leyen a annoncé mercredi n’est pas du tout au niveau. Vraiment très loin du niveau, même. Explications sans langue de bois.
L’INACTION COUTE BIEN PLUS CHER QUE L’ACTION.
1 MOT //
EXTERNALITES
Lorsqu’Ursula von der Leyen prend la parole, en milieu de journée ce mercredi 27 mai dans l’hémicycle du Parlement européen, à Bruxelles, l’atmosphère est étonnante. La Présidente vit son moment de gloire, on le sent au ton qu’elle adopte, à sa gestuelle, on l’entend aussi aux mots qu’elle choisit. Elle énonce. Elle annonce. J’entends. Nous entendons. Il est question d’ « historique » et de « plus grand plan vert jamais osé », il est question de 750 milliards d’euros dont 500 milliards sous forme de subventions et 250 milliards sous forme de prêts. A l’issue de son intervention, je réagis : « Madame la Présidente, la solidarité européenne est indispensable face à cette crise sans précédent. La mutualisation des aides et le respect du Parlement sont donc bienvenus. C’est une avancée majeure. J’aurais même pu la qualifier d’historique si elle avait été plus ambitieuse.
Si nous avions des garanties concrètes d’avancer sur le chemin d’une véritable transformation de nos économies, de la transformation écologique.
Sans risque que l ’on reprenne le chemin d’avant, celui de la fuite en avant ! »

Pour cela ? Une clé. Imparable.
E X T E R N A L I T E S : C’est LA notion qui permet de comprendre pourquoi il faut être plus ambitieux, et pourquoi il faut maintenant, tout de suite, prendre des décisions qui permettent de changer radicalement et massivement nos façons de faire, nos façons de vivre ensemble. Les externalités, c’est la donnée qui, à la façon d’une chaussette que l’on retourne, crée du positif – on parle dans ce cas de bénéfices – ou du négatif. En quelques sorte, les externalités, c’est le filtre de vérité que chacun.e de nous devrait s’approprier pour enfin s’affranchir des dogmes. Exemple. Les externalités négatives du diesel, qui dans l’imaginaire collectif coûte peu, sont démesurées : pollution de l’air +++, maladies, coût pour la santé démesuré, morts engendrées. A contrario, l’hydrogène vert, lui, semble – je dis bien semble ! - coûter plus cher, alors qu’en réalité, si l’on prend en compte ses externalités, il coûte bien moins cher à la société. Aujourd'hui on meurt de l’air que l’on respire. On craint l’eau que l’on boit. On s’intoxique de ce que l’on mange. « Relancer » le monde d’avant, c’est choisir l’inaction. Et choisir l’inaction, c’est nous condamner tou.te.s à subir encore le cercle vicieux des externalités négatives. Changeons de chemin, soyons à la hauteur.

DE RETOUR DANS L’HEMICYCLE
1 DATE // 27 MAI 2020
Voir mon intervention du 27 mai 2020
Ce jour a sonné, pour moi, la fin du fonctionnement à distance, la fin des séances de plénière par visioconférence. Ce mercredi 27 mai, j’étais à Bruxelles, et la minute d’intervention durant laquelle j’ai interpellé la Présidente n’était pas virtuelle. De plus en plus de Députés rejoignent leurs bureaux et regagnent les couloirs du Parlement : le fonctionnement n’est pas encore normal, mais les équipes, doucement, déconfinent et s’habituent aux nouvelles façons de fonctionner imposées par la pandémie. Masques dans l’hémicycle, distances règlementaires, sens de circulation dans les couloirs… Le Parlement s’adapte au nouveau quotidien.
Pour voir la vidéo de mon intervention du 27 mai 2020
PEDALE PAS SI DOUCE
1 DONNEE // NOMBRE D’AVC DIVISE PAR 2
Inddigo et Vertigolab viennent de réaliser* une étude édifiante qui décrypte dans le détail l’impact économique et le potentiel de développement des usages du vélo, en France, en 2020. Une conclusion majeure saute aux yeux : développer massivement la pratique du vélo, c’est assurer un impact positif exponentiel sur la santé publique. 30 minutes de vélo par jour représentent en effet une diminution par deux (!) du nombre d’AVC dans la population. S’ajoutent à cela les effets positifs sur le diabète, la dépression, ainsi que les bénéfices cognitifs, la concentration, l’attention… Pour illustrer ce qu’est une externalité, difficile de faire mieux.
* pour la Direction Générale des Entreprises, l’ADEME, la Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la Mer et la Fédération Française de cyclisme.
Cliquez ici pour voir l'étude complète
* A VOIR *
UN PETIT FILM PEDAGOGIQUE
voir la vidéo

Au sein de la Commission LIBE, je suis particulièrement impliqué dans le travail sur l’asile et les migrations. L’un de mes principaux dossiers ? La réforme du système de Dublin, un règlement qui date de 2013 et qui fixe la règle suivante : une personne qui demande l’asile doit déposer sa demande dans l’État membre de l’Europe où il est entré en premier. Pour beaucoup de raisons, ce système est injuste, inhumain et inefficace. Avec notre groupe des Verts / Ale, je demande donc une réforme totale de Dublin. Pour bien comprendre le problème et la solution, je vous propose un film court réalisé sous forme de motion design.
A découvrir et partager ici :
DUBLIN, C'EST QUOI ?
Prenez soin de vous et des vôtres.
Ensemble.
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© 2020 Damien Carême

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